
Le Café de la Paix, un des plus vieux bistrot genevois, se dévoile comme une véritable planque de cuisine gourmande et de qualité orchestrée avec brio par Philippe Durandeau.
Pour le Chef, le produit se suffit à lui-même!…opposé de toute fioriture, sa cuisine se veut comme l’éloge du sujet et de sa matière: il ne le marie pas, il le sublime pour dévoiler chacune de ses nuances gustatives.
A ce titre, le Café de la Paix se dévoile comme une véritable planque de délices d’initiés orchestrée avec brio par Philippe Durandeau, un chef que l’on jurerait d’avoir croisé dans un film d’Audiard. Son crédo, fruit de 17 années passées comme chef exécutif dans les fourneaux de la Réserve Genève, résonne comme une claque assénée à l’égo de certains maestros du fourneau : le produit se suffit à lui-même ! Opposée à toute fioriture, sa cuisine se veut comme l’éloge du sujet et de sa matière: il ne le marie pas, il le sublime pour en dévoiler chacune de ses nuances gustatives. Une cuisine flexible, orientée sur la recherche de l’excellence locale et une philosophie qui fait de Philippe Durandeau le premier à faire briller le black cod (morue charbonnière) dans les assiettes genevoises depuis les fourneaux du Loti (restaurant de l’hôtel la Réserve Genève). Côté décor, on verrait aisément Jean Gabin attablé dans un remake (un peu plus arty certes) de « Touchez pas au Grisbi » tant l’atmosphère respire celle d’un quartier parisien des années 60. Flanqué de deux magnifiques lustres Art déco, le bistrot rayonne et mêle l’excellence du goût à une élégance populaire. Après avoir dirigé les cuisines du restaurant du Parc des Eaux-Vives et de l’hôtel la Réserve Genève, pendant 17 ans, le chef Philippe Durandeau reprend le Café de la Paix en janvier 2017.
Le mantra de ce chef originaire de Lorraine ? «On n’est rien sans de bons produits».
